mercredi 4 mai 2016

Elizabeth Notes de lecture

Quelques pistes de travail pour  des leçons  avec un focus sur l’ oralité d’ après  la lecture du livre de Corinne Weber


Weber  C. ( 2013) : Pour une didactique de l ‘oralité. Enseigner le français tel qu’il est parlé, Paris , Les Editions Didier.





Les problémes d’un français standard ou normé :

Malgré les nombreux travaux linguistique qui décrivent les usages parlés, l ‘enseignant du français LE dispose de peu de resources pour décire et répondre aux  questions : Comment parlent les Français ?  Les parlers  naturels reproduisent-ils la prononciation standard  et ont-ils une légitimité ? «  je ne sais pas ce qui se passe= je n’sais pas c’qui’s’passe »

C Weber consière  3 niveaux d’ oralité :

1.     L’ oralité normée ( Je ne sais pas) : le parler correct entraîne une prononciation marquée qui comprend peu d’ effets de raccourcis et de relâchement

Hors des cours c’est un français que nos élèves rencontrent très peu au quotidien . Ce sera cependant  la langue qu’on leur enseigne

2.     L’oralité courante :  « J’sais pas »
Elles apparaissent chez tous les locuteurs , quelle que soit leur catégorie socio-culturelle
Certains traits sont récurrents :  
·       Emploi est caractérisé par des traits d’ oralité comme la chute du  schwa…
·       l’ allongement exagéré des voyelles «  géniiaaal »
·       l’ élision de la voyelle dans le pronom « tu », t ‘as vu ça ,
·       le relâchement de la voyelle dans «  oui » «  ouiais… »,
·       la chute du schwa «  tu l ‘fais exprès »,
·        la suppressionde la consonne « l » dans ll pronom «  i’sont forts »
·       Avec la préposition « de »
« c’est pas de chance » le /e/ de la proposition tombe et on obtient «  C’est pas d’ chance ».
Les consonnes « ch » qui suivent donnent leurs caractéristiques sourdes au /d/ qui sera prononcé T : «  c’est pas (t)chance » ( phénomène dit d’ assimilation regressive en phonétique.

·       Les transformations de la négation  « ne … pas » : « ce n’ est pas le moment » , « c’est pas l’moment ».
·       C’est ainsi qu ‘on évitera après huit années d’ apprentissage du français des questions du type «  Pourquoi dit-on un p’tit pain au chocolat et non pas un petit pain au choc’lat ? le /o/ ne tombe jamais.
·       l ‘importance de la valeur des reconnaissance des pluriels du français.
A l ‘oral , /z/, /s/  ont une valeur de reconnaissance morphologique de l ‘opposition singulier/ pluriel : Ils adorent  la neige . On peut donc conseiller ce travail de discrimination à partir de la reconnaissance des pluriels du français parlé.
·       « les interventions vocales « hm, hein, oui » créent également un lien avec le discours de l’ autre . ce sont des régulateurs d’ écoute ou d’ adhésion «  tout à fait , bien sûr »

·       A l’ oral , ce sont les adverbes et expressions qui indiquent le repérage temporel «  demain, l’ avant-vieille », il est donc inutile de demander à l’ apprenant un repérage par la désignation finale comme c’est le cas à l’ écrit.
Le français est une langue sans accent lexical, c’est pourquoi les variations de la voix jouent un rôle plus important dans la distinction des unités que la durée et la pause

·       les expressions figées en langue etrangère avec un sens opaque lorsqu’il ne correspond pas aux mots énoncés «  tu peux parler ! » «  c’est pas le bout du monde »

Nous avons le cas d’élève qui  suivent des cours B2/ C1   dans des  Alliance française et sont incapable de comprendre ce que dit un serveur dans un café à paris  .
C’est cette langue courante qu ‘il faut faire reperer aux élèves en la comporant à l ‘oralité normée qu ‘ils connaissent.
Pratiques :
L ‘encodage , par exemple , des unités entendues puis graphiquement visualisables en facilité la comprehension : on montre ainsi que les syllabes de l’ecrit en mémoire ne sont pas celle de l ‘oral.
Cette sensibilasation peut avoir lieu des le début de l’ apprentissage.




3.     L’ oralité marqué  « Ch’sais pas »
: le langage se veut  très nettement marqué avec une phonétique dans laquelle les traits precedemment énumérés sont stigmatisés voire exagérés. Ce parler va de pair avec un vocabulaire plus relâché, la presence de jurons plus frappants

En general  comme professeur on a tendance à opposer langue normée et langue marquée , surtout au point de vue du lexique…  les élèves adorent et ont l ‘impression alors de parler le vrai français.
 Quand J ani m ‘écrit «  le cours de jeanne n’ est pas chiant ! »  c ‘est hors contexte.
Ils doivent la reperer dans des films ( s’ ils ont le niveau pour comprendre un film) .  avec des petits niveaux on peut rester sur les variations langue normée / langue courante
Rappeler à nos élèves de + de 40 ans qu ‘un langage trop « djeun’s » c’est  juste ridicule. 

 Corine Weber site les propos d ‘une étudiante sur la manière de parler de son père.
« j ‘explique à mon père que ses expressions sont démodées , alors il les remplace par des mots pour faire jeune, et ça le rend ridicule ». Rappeler à nos élèves de + de 40 ans qu ‘un langage trop « djeun’s » c’est  juste ridicule. 


Conclusion :

C’est interessant de sensibiliser l’ apprenant à des niveaux d’ oralité , normée , courante ou encore plus marquée en contexte privé plus familier.
Désenclaver le caractère multidimensionnel du langage est sans doute la voie d’ approche la plus raisonnable pour aller au delà des fantasmes de mises en frontières des parlers.
La variation émerge de l ‘interaction elle même , elle surgit du contexte.

 Il faut le sensibiliser à l’ importance du contexte :
 Et ouvrir le champ à une didactique de la variation .
Il n ‘y a jamis une manière unique de hierarchiser les parlers , car il n’ y a jamis une manière unique de s’ exprimer. En cloisonnant les parlers , on tend à enfermer les individus : les registres de langue ( parlé famiier, relâché, ect ..) ont donné lieu à des classifications teintées de jugements de valeur et non pas à la maitrise des mecanismes et de microsystème relevant des phenomènes de variation.
A l’ heure ou soixante dix millions de locuteurs de français langue étrangère partagent des échanges avec des natifs, le français standard de l’ hexagone correspond de plus en plus à une norme imaginée.

Situation de l ‘écrit : norme= forme
Sitution orale : norme( s)= contexte


Perception et gestion de l’information sonore :

On sait que les stimulis ne sont pas reçus intégralement au même degré dans le flux sonore.
Troubetzkoy  a montré ( à travers ce qu ‘il appelle le crible phonologique) qu ‘un sujet perçoit habituellement les sons qu ‘il a appris à percevoir.


Il faut vraiment repérer  les   sons que les élèves n’ entendent  pas.
En pratique : des petits exercices de discrimination.
Suivis d’ exrecices de production

On insistera sur l ‘entraînement conjoint de la perception/ production des sons losqu’ ils sont à travailler, c’est à dire «  produire et s’ habituer à produire ». Nous rejoignons Lauret ( Enseigner la pononciation du français : question et outils, Paris, Hachette) sur l ‘importance de la  « formation d’ habitudes » : s’ entraîner à discriminer et à prononcer mais conjointement.







 Quels ressources pour quels niveaux ?

Travailler l ‘orlalité doit devenir un plaisir , un jeu de reperage et d’ ajustements des sons qui ne soit pas source de tensions.
Les ressources «  pretextes », choisies  au hasard, si authentiques soeint-elles n’ ont de pertinence que si le document contient une veritable information à extraire.dans le cas contraire, les intreventions seraient contre-productives et source de découragement.
Quels indices d’ oralité peuvent intresser les apprenants dans telle ou telle ressource ?
Les quels correspondent à leur niveau de difficulté ? Quelles unités de sesn contiennent quelles informations ?

On ne travaille qu’avec des documents authentiques ,la seule chose qu’ on peu pedagogiser c’est ce que l ‘on  demande de reperer…il faut vraiment  que ce qu’on demande de reperer correspondent aux niveaux.   


La façon mentale de concevoir le sens en LE s’ opère sur   différents palns, l’ nterlocuteur doit  d’ abord le construire en combinant différentes informations à l’ image d’ un puzzle et en un temps rapide .
On acceptera qu’un grand nombre de stratégies soient individuelles.
Peut être peut on analyser avec les élèves leurs stratégies individuelles  quand ils essayent de comprendre globalement




Le developpement du langage se fait à l’ interieur de l’ échange ( importance de l’interaction)

Encourager l ‘interaction orale est essentielle , car c’est dans l’ interaction que va s’ édifier la compétence du sujet.
Bavarder entre deux amis suppose la même norme et des choix de langage propres au langage de l’espace privé.
 Pratiques : Jeux de rôles.
Le professeur doit jouer un rôle de vrais interlocuteurs.



Developper le sentiment d’ efficacité personnelle

Cet aspect psychologique qu’ aborde C. Weber   applicable à l’ enseignement me semble une piste vraiment interessante.
A Bandura ( 2003) : Auto-efficacité. le sentiment d’ efficacité  personnelle. Bruxelle, De Boeck.

Ce que je sais faire de plus.

L’expérience active de maîtrise est une des sources les plus influentes sur la croyance en l’efficacité personnelle car elle est fondée sur la maîtrise personnelle des tâches à effectuer. Plus un individu vivra un succès lors de l’expérimentation d’un comportement donné, plus il sera amené à croire en ses capacités personnelles pour accomplir le comportement demandé. Le succès, lorsqu’il n’est pas trop facile, renforce la croyance en l’efficacité personnelle alors que les échecs réduisent ce sentiment.










lundi 2 mai 2016

Elizabeth synthèse Avril

1.    Problèmes liés  à l’ utilisation de skype ( Julie)

Si on veut developper les cours en ligne , je dois trouver des solutions à ce problème.
Je cherche d’ autres applications que skype, mais je vais les tester avant de vous les indiquer.
En attendant  quelques régles pour optimiser la connexion :
·      Si on a plusieurs ordinateurs  ou autre appareils qui fonctionnent sur le wifi, n’en garder qu’un.
·      Fermer toutes les applications sur l’ordinateur.
·      Plutôt qu’une connexion wifi si c’est possible préférez un cable.
·      Vérifiez que votre box n’est pas trop vieilleAvec mon abonnement free les appels vers  l’ amérique é
taient gratuits sur les telephones fixes ,  quand j ‘avais des soucis avec skype je continuais avec le téléphone.

2.    « Entendre le français avec une oreille américaine » ( Julie / clémentine)
je crois bcp en la methode verbo-tonale pour régler les pbs de surdité phonologique.
Mi juillet après mon stage ( je serai dîplomée en methode verbo-tonale !!!!). j’aimerais vous réunir avec les professeurs de prononciation pour partager avec vous des pistes de travail pour la rentrée 2016.
Je pense que les professeurs de FLE doivent absolument travailler aussi la prononciation même s’ il y a des professeurs de prononciation. 

3.    Evaluation sommative /  pedagogie du projet  ( Julie / clémentine / Lola)
Jani : super propostion de projet Julie. Julie
Keith : une propostion pour un travail en autonomie/ projet ???????. Je crois que keith est passionné d’ aromathérapie. Vous pourriez avoir le projet final ( après ton idée du jardin des pantes ect… qu ‘il s’inscrive sur ce Forum :
: http://aromatherapie-forum.idfforum.com Julie
Pour le groupe  (Julie et Lola) : Julie et lola on pourrait imaginer que vous ayez un projet en commun  ce qui  ferait une passerelle   entre vos deux cours.  
Exemple elles pourraient avoir à ecrire ensemble un article  sur le modèle des articles d’ Artip :
http://www.artips.fr  / sujet avec des contraintes grammaticales données par Julie / et thème du sujet en rapport avec ce qu ‘elles ont fait avec lola. ???????
Pour Claire : ta proposition me semble très bien. Peut être peux tu envisager un vrai petit examen noté à partir des documents travaillés cette année.  Un delf A1 sur mesure.
Ou on se redecide sur lle Delf A1 de l’ alliance française ???? il y a des epreuves  le 20 et 19 juillet .  A voir si claire est là .  Clémentine


4.    Le groupe ( Lola et Julie)
Fiona n’a visiblement pas le même niveau que les autres. Son derneir cours est prévu le 24 mai. Je ne lui proposerai pas de contineur avec le groupe ( si caroline souhaite continuer l ‘année prochaine). J ‘ai créé ce groupe pour Caroline.     TFL doit rester une école spécialisée dans les cours particuliers.  Le seul Hic quand il n’ y a que deux élèves moi je ne gagne rien !

5.    Les corrections entre pairs. ( Lola)
L’apprentissage entre pairs est vraiment à favoriser . j ‘ai déjà parler de cet article à clémentine et julie
http://www.pedagoform-formation-professionnelle.com/article-l-apprentissage-entre-pairs-se-former-entre-nous-par-nous-et-pour-nous-119416809.html

6.    Deborah  ( Lola/ Clémentine)
C’est le seul contrat où on a pas trouvé encore la bonne proposition.
C’est compliqué car ses attentes ne sont pas en accord avec ses disponibilités pour apprendre une langue. Je vais essayer de redéfinir avec elle des objectifs clairs et réalisables. Je dois l’ avoir sur skype cette semaine pour faire le point.   Elle souhaiterais passer un diplôme … peut être que le TCF serait le plus  utile dans un premier temps.

7.    Prospects à venir  ( Julie/ clémentine/ lola)
Deborah souhaiterait peut être nous confier toute son équipe , cela a l’ air compliqué . Par exemple elle m ‘a demandé si une de ses collaboratrices  qui a fait 5 ans de français à l’ université pourrait avaoir des cours avec keith. J’ai tout de suite dit Non.  Tu me diras Julie si j’ ai eu raison.  Il y aurait un programme qui pourrait commencer le 23 mai avec des débutants.. si cela marche ce sont des contarts pour un an ce qui nous assure une certaine stabilité.

8.    Memrise vs quizlet  ( clementine)
Memrise ( ou j’ai mal compris) ne permet pas d ‘entrer  son propre vocabulaire.
Sur memrise on enseigne « un français  standard » assez loin de la réalité de la langue parlée réelle  que vont rencontrer nos élèves dans la réalité.
Ce qui est facile et pratique n’ est pas forcément efficace. Il faut dissuader les élèves d’ utiliser ce genre de site ( à mon avis !!!!)  . PAS DE LANGUE HORS CONTEXTE !

9.    les  ressources du mois  ( clémentine/ julie)
le plus important pour moi c’est que vous restiez dans cette dynamique de voir ce qu ‘il y a de nouveau . et de partager vos resources. Le fle des champs de julie  a beaucoup de succès.
Victoria (  qui nous rejoint l’ utilise). De ton côté Julie c’est suffisant d’ indiquer tes nouveaux post dans le Fle des champs et ceux que tu as mis en pratique avec des élèves de TFL   dans le cadre d’un cours particulier) .
Quant à toi clémentine c’est super d ‘alimenter les ressources sur Paris tres utiles pour TFL.
Un des objectifs principaux  socio culturel de TFL c’est PARIS.


CONCLUSION :

Je dois vous dire que je suis très admirative de voir comme vous tenez compte des particularités des cours particuliers. J’ apprends beaucoup en vous lisant.  
Malgré ma passion pour la didactique et a linguistique, je me suis finalement inscrite a une formation en ingienierie pedagogique multimedia c’est ce qui sera le plus utile pour le developpement de TFL.