Claire :
J’ai eu seulement 2 cours avec Claire ce mois-ci.
Nous avons commencé le MOOC. Elle aime bien cette interface,
c’est vraiment une chose qui la motive : répondre à des questions après
une vidéo et voir combien de points elle a obtenu, regarder le schéma de sa
progression, ça correspond bien à son besoin d’avoir des objectifs
« quantitatifs », ce qui ne conviendrait pas du tout à d’autres
étudiants de TFL !
Il y a la moitié d’une séance MOOC que nous faisons
ensemble, et l’autre qu’elle fait seule. Pendant l’autre moitié, nous faisons la lecture de la transcription d’un
des documents audio (et là je suis très exigeante, je n’accepte pas qu’elle ne
sache toujours pas déchiffrer un mot qu’elle ne connait pas…) et nous
travaillons aussi la grammaire abordée dans la séance.
Le fait que Victoria prenne un peu le relais est aussi très
positif, car elle a tendance à être trop « à l’aise » avec moi et
donc moins exigeante, et parler toujours un peu trop en anglais…
Mimi :
Cela fait maintenant 8 séances avec Mimi, et je sens que je
tâtonne encore avec elle pour trouver « la bonne formule ». J’aime
beaucoup travailler avec elle, elle est douée, intéressante et drôle.
Pédagogiquement, c’est un peu complexe car son désir est de très bien parler le
français mais en même temps elle est très troublée et déstabilisée par la correction
et la grammaire. Je sens comme un évitement face à ça, une grande peur d’être
en difficulté.
Pour l’instant, les cours ressemblent à ça : nous avons
un thème pour 2 séances autour duquel nous travaillons sur des documents écrits
et audios. J’ai décidé (depuis une séance) de m’attacher à des points de
grammaire où elle fait des erreurs récurrentes. Les explications de grammaire
ne lui parlent pas mais elle fonctionne beaucoup à l’oreille donc je m’appuie
sur ça. Je l’arrête, elle doit refaire sa phrase ou je lui propose deux phrases
et elle doit me dire qu’elle est la bonne. Je voudrais l’enregistrer pour
qu’elle s’écoute et apprenne à s’auto-corriger. Mais je n’ai pas de smartphone,
il faut que je lui demande si elle peut installer une appli sur le sien.
Pour les devoirs, j’ai essayé plusieurs choses mais c’est
aussi difficile car elle ne comprend pas toujours bien ce que je lui demande…
(ex la semaine dernière je lui ai demandé d’écrire la critique d’un film et
elle m’a écrit un résumé du film).
Le dernier point difficile est qu’elle n’utilise pas le
blog… elle aime le papier. Pour la première fois, je lui ai demandé d’écrire sa
production sur word pour qu’on puisse la corriger et la mettre sur le blog. Je sais que là c’est à moi de travailler ça, de la pousser à faire ça…
Donc pour conclure, je sens que les cours aident Mimi car
ils lui font prendre conscience de la langue et de ce qu’elle doit faire pour
progresser. Mais je ne suis pas encore satisfaite de la structure du cours qui
n’est pas assez « efficace » et je dois donc les faire évoluer.
Eric et Joan :
Le cours avec Eric et Joan s’est très bien passé. Joan est
vraiment très débutante par rapport à Eric donc Eric apprend moins de choses,
il est un peu mon assistant pour aider Joan lol. Mais je pense que je pourrais
m’appuyer sur ça et faire une pédagogie un peu « différenciée » pour
qu’il ne soit pas trop frustré. Car je ne pense pas que ce soit une bonne idée
de les séparer.
Ce serait bien qu’il travaille un peu de leur côté pour ne pas
recommencer à chaque fois à 0… Je leur ai donné les outils nécessaires donc on
va voir ce que ça donner en juillet !
Martina, Sandy et Elmer :
Encore un groupe très sympa, COMPLÉTEMENT débutants (comme
Joan !). Le premier cours a été
très agréable et productif (même si j’ai dû improviser car ce que j’avais prévu
était beaucoup trop difficile). Sandy sera peut-être à la traine car elle part
de 0 (les autres savaient dire « je m’appelle », « je
suis », « est-ce que », les chiffres, l’alphabet, bref quelques
bases) et qu’elle semble avoir des difficultés
à produire les sons français, à voir si cela pose vraiment problème pour
la progression du groupe.
Ce groupe ne sera efficace que si les cours sont réguliers. Le premier objectif serait d’atteindre un niveau A1 et pour cela il faudrait déjà minimum 30 heures.
Ce groupe ne sera efficace que si les cours sont réguliers. Le premier objectif serait d’atteindre un niveau A1 et pour cela il faudrait déjà minimum 30 heures.
Les tests :
Les tests de positionnement :
Je ne suis pas convaincue de l’utilité d’un tel test dans le
cadre de nos cours particuliers… Je crois que le premier cours pourrait être,
comme il l’est déjà, un cours où l’on se consacre surtout à évaluer les étudiants.
Je crois par contre que la procédure doit être plus claire : 1er contact avec Elizabeth, à l’écrit et à l’oral (skype ?) pour définir un niveau le précis possible et pour confirmer ou non le niveau que les étudiants pensent avoir.
Ensuite, 1er cours avec le prof qui peaufine l’évaluation et les objectifs des étudiants.
Je crois par contre que la procédure doit être plus claire : 1er contact avec Elizabeth, à l’écrit et à l’oral (skype ?) pour définir un niveau le précis possible et pour confirmer ou non le niveau que les étudiants pensent avoir.
Ensuite, 1er cours avec le prof qui peaufine l’évaluation et les objectifs des étudiants.
Les évaluations formatives :
Je trouvais que « les carnets de bord » proposés
par Elizabeth étaient une très bonne idée. Mais apparemment les étudiants n’y
ont pas répondu… donc il faut prendre en compte cette donnée ! Peut-être
que ça leur parait un peu artificiel. Peut-être que ça leur parlerait plus si c’était
nous, les profs, qui faisions cette démarche. Par exemple, une semaine avant on
leur demande de réfléchir aux questions (ce qu’ils ont appris, aimé, ce qu’ils
veulent travailler, etc) et la semaine suivante on en parle ensemble et on fait
un petit compte-rendu. Mais je pense que ça doit être assez espacé, 1 fois tous
les trimestres par exemple.
Le profil des étudiants TFL :
Selon moi, deux critères rassemblent les étudiants de TFL :
leur âge et leur niveau social.
Concernant leur âge, ce sont des étudiants d’un certain âge
(en moyenne au-dessus de 40 ans).
Souvent ils ne sont donc plus dans une
dynamique d’apprentissage et c’est pour eux un « retour » vers le
rôle d’apprenant. Du coup, ils doivent se redécouvrir en tant qu’apprenant,
mettre au point des méthodes pour organiser leur progression. Je crois que c’est
important car nous devons les accompagner dans cette démarche, d’abord en les
mettant en confiance dans leur rôle d’apprenant, ensuite en les aidant à savoir apprendre (proposer des outils
pour mémoriser, des stratégies d’organisation) sans les infantiliser.
Concernant leur niveau social, les apprenants de TFL sont
globalement très favorisés. Et, étant donné leur niveau social, ce sont souvent
des personnes très cultivées et qui ont un important bagage culturel. En même
temps, ce sont aussi des personnes qui vivent dans un Paris protégé et qui ont
une vision parfois un peu stéréotypée de la ville et des parisiens.
C’est important dans les thèmes que nous abordons, il faut trouver des choses qui puissent les intéresser, qui soient vraiment à leur niveau et qui ne tombent pas dans le cliché. On est aussi un peu leur « référence » en tant que français d’origine et ne devons jamais accepté d’être enfermé dans un cliché.
C’est important dans les thèmes que nous abordons, il faut trouver des choses qui puissent les intéresser, qui soient vraiment à leur niveau et qui ne tombent pas dans le cliché. On est aussi un peu leur « référence » en tant que français d’origine et ne devons jamais accepté d’être enfermé dans un cliché.
Les ressources du mois :
- un super blog pour parler de la gastronomie :
http://gastronomierestauration.blogspot.fr/
- Le MOOC A2 de l'Alliance Française :
https://www.fun-mooc.fr/login?next=/courses/AFPIF/79001S02/session02/courseware/88b332489879456cb60f7d18386ea6ff/
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